Voilà, ça y est, on a enfin pu essayer le PlayStation Plus. Longuement. Pratiquement toute la nuit tant les surprises ont été bonnes. Et le mot-surprise n'est pas anodin ici, comme vous le verrez en page 3. Nous allons d'abord vous parler de la forme, tout ce que nous avons pu essayer, puis du fond. Quelles sont nos attentes sur ce service, mais aussi, nos craintes ?
Commençons par un petit préambule sur le PlayStation Network. Techniquement, c'est probablement le système le plus approprié pour se connecter : pas besoin d'un adaptateur spécial pour être en Wi-Fi, une simplicité de connexion incroyable. Pas d'abonnement non plus. Mais c'est une coquille vide : peu de démos, peu de contenu gratuit. Dès qu'un truc semble réellement intéressant, il faut passer à la caisse. Et c'est une stratégie très étrange dans laquelle s'est embarqué Sony. Associé à la PS3, on trouve un grand nombre de "petits" jeux exceptionnels. Tous ceux que j'ai achetés étaient liés à une démo : je parle de The Last Guy, Super Stardust et quelques autres. Comment, avec des jeux si présentables, ne pas donner un avant-goût du produit ? Désormais, pour avoir la saveur de quelques jeux méconnus, il faudra passer par la case "Plus". L'offre est fort alléchante : quatre jeux complets tous les mois, sur le papier, c'est difficile de refuser. Certains titres mettront l'eau à la bouche: WipeOut, Destruction Derby, forcément, ça sonne bien à l'oreille. Et ça donne envie de découvrir le service. Or, je suis persuadé que ce sont les jeux "Minis" ou les exclusivités PSN qui intéresseront plus les joueurs. Il faudra évidemment voir le contenu sur la durée, la grande inconnue du service.
Le PSN, des offres qu'on ne pouvait que refuser
Dès que j'ai pris mon abonnement, je me suis dit que j'allais commencer par faire des choses simples. Donc, j'ai commencé par télécharger les thèmes animés. Mis à part celui proposé, je n'en avais jamais acheté. Acheter des thèmes ou des fonds d'écran, sérieusement, il fallait oser. Là, c'est intégré au bundle, la pilule passe donc beaucoup mieux. On a un très joli thème LittleBigPlanet où Sackboy de la taille de l'écran tourne autour d'une planète minuscule qui pivote à son rythme. L'autre thème, c'est "Game is just the start", un thème faisant référence aux multiples activités possibles sur la PS3. Pas très beau, et surtout pas très lisible. En revanche, le thème LBP vaut vraiment le coup.
Si tous les mois les thèmes animés sont aussi jolis, la PS3 risque de s'égayer.
Destruction Derby n'a pas fait que prendre un coup de vieux : il est à classer au rayon antiquités.
On trouvera également un jeu PSOne, Destruction Derby. Qu'est-ce que j'ai pu y jouer à la rédaction de Joystick à l'époque ; ce furent mes premiers émois de destruction de voiture. Ah oui, petite précision, c'était il y a 16 ans que je travaillais à Joy. Quand on évoque un jeu qui a un peu vieilli, on pense à Far Cry qu'il faut patcher pour avoir de la luminosité HDR, on se souvient de Sim City 4 et sa 3D isométrique mais pas forcément des jeux en 256 pixels de large sur 224 de haut. Pour résumer, c'est ignoble. Le seul réel intérêt, c'est de pouvoir montrer à vos enfants à quoi ressemblait un jeu il y a 16 ans. Oui, il y a de fortes chances pour qu'ils se foutent de votre gueule. Je ne pense même pas que ceux qui ont la fibre nostalgique s'intéressent plus de deux secondes à ce titre.
C'est un des jeux complets. Espérons simplement que Sony ne nous propose pas ces antiquités pour booster le nombre de jeux annoncés sur les publicités du PlayStation Plus . Tiens, en même temps, en écrivant ça, j'ai un gros doute.
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